Frédérique Bourgoin
Professeure de saxophone et d’harmonie jazz à Paris

Plus de 35 ans d’expérience, plus de 2 500 élèves accompagnés, une pédagogie fondée sur le son, l’écoute et la présence

Enseigner le saxophone ou l’harmonie jazz ne consiste pas seulement à transmettre des informations. Il s’agit d’aider l’élève à construire un son, à développer une écoute plus fine, à stabiliser son rapport au rythme et à comprendre plus profondément ce qu’il joue.

Professeure de saxophone et d’harmonie jazz à Paris, j’accompagne depuis plus de 35 ans des adultes débutants, intermédiaires et avancés dans un travail fondé sur le son, l’écoute, la présence et la compréhension musicale. Plus de 2 500 élèves ont déjà suivi cet enseignement.

Une approche musicale fondée sur le son, l’écoute et la présence

Mon travail repose sur une idée simple : la musique ne se réduit ni à des exercices, ni à des recettes, ni à une accumulation de savoirs. Elle demande un lien plus juste entre le souffle, le geste, l’écoute, la compréhension et la présence. Le son n’est jamais un détail. Il dit immédiatement la qualité d’engagement, de stabilité et d’attention. C’est pourquoi mon approche du saxophone, de l’harmonie jazz, du rythme et de l’improvisation commence toujours par ce qui rend la musique vivante : la qualité d’écoute et la justesse du rapport au son.

Formation et influences

Mon parcours m’a menée des 50 ans de Johnny Hallyday au Parc des Princes au festival Banlieues Bleues aux côtés d’Eddy Louiss, ainsi qu’en big band et dans différentes formations jazz.

Ces expériences ont renforcé mon sens du collectif, de l’écoute et de la responsabilité musicale. Jouer avec d’autres oblige à développer un son vivant, stable, présent, capable de trouver sa place sans se raidir ni se perdre.

Photo de Laurent Girardeau (3)

Mon parcours m’a menée des 50 ans de Johnny Hallyday au Parc des Princes au festival Banlieues Bleues aux côtés d’Eddy Louiss, ainsi qu’en big band et formations jazz

Ces expériences ont ancré le sens du collectif et la responsabilité d’un son vivant

J’ai travaillé auprès de personnes autistes, en gériatrie, en unités psychiatriques fermées et en établissements classés en ZEP

Dans ces contextes, la musique devient lien et présence
Elle demande une écoute attentive et une grande simplicité, humanité et authenticité

« Il y a comme un défaut… »

Il sort son saxophone.
Il inspire.
Le son grince.

Il regarde le bec. Rien.
L’anche. Tout semble en place.
Le pavillon, au cas où.
Un chiffon coincé, une fuite secrète, un complot mécanique.

Mais non.
Tout est là.
Le son devrait tenir.

Et pourtant il vacille.
Il hésite à traverser la pièce.

Alors j’interviens.
Pas comme une magicienne.
Comme une dépanneuse.

Je viens chercher ce qui bloque :
un souffle mal engagé,
une tension dans la mâchoire,
un geste qui retient au lieu de porter.

Je démonte.
J’allège.
Je réajuste.

Pas pour transformer le musicien en autre chose.
Pour libérer ce qui était déjà là.

Je suis une sculptrice de son, oui.
Mais une sculptrice qui travaille sur place.

Quand le son se coince, j’écoute.
Quand la note vacille, je stabilise.
Quand l’élève doute, je cherche l’axe.

Et soudain, ce qui grinçait respire.

Le saxophone n’a pas changé.
La personne non plus.
Mais le son, lui, a retrouvé son chemin.

Le son ne ment jamais.

Frédérique Bourgoin

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Témoignages

Victor

Je travaillais beaucoup, mais cela ne sonnait pas comme je l’espérais. Je me crispais, je regardais beaucoup de tutos, et malgré tout quelque chose ne prenait pas.

Avec Frédérique, j’ai compris que le problème n’était pas le manque d’informations, mais le manque de lien entre les éléments.

En ralentissant, tout s’est réorganisé : mon son s’est stabilisé, mon jeu est devenu plus cohérent, et les ateliers m’ont permis de jouer avec d’autres avec plus de confiance et de plaisir.

 

JEAN

À un certain âge, on se demande facilement s’il n’est pas trop tard. J’ai pourtant décidé de commencer.

Frédérique n’enseigne pas à partir de l’âge, mais à partir de l’élan. Elle avance avec vous avec simplicité, précision et attention.

Aujourd’hui, je joue en groupe et je peux enfin interpréter les standards de Dexter Gordon que j’aime tant.

Elodie

J’ai longtemps hésité à reprendre. Je n’aimais pas le son que j’entendais, je me décourageais vite, et je manquais souvent de temps comme d’élan.

Avec Frédérique, quelque chose s’est relâché. Elle m’a appris à écouter autrement, à avancer sans me brusquer, et à retrouver une relation plus simple à l’instrument.

Aujourd’hui, je joue avec plus de détente, et cela s’entend immédiatement dans mon son.